F1: victorieux en Autriche, Russell refait (un peu) son retard sur Antonelli
Le pilote britannique de F1 George Russell (Mercedes) a remporté dimanche le Grand Prix d'Autriche, refaisant un peu son retard sur son jeune coéquipier et rival italien Kimi Antonelli, leader du Championnat du monde, qui finit troisième à une semaine du GP de Grande-Bretagne.
La surprise de cette huitième manche de la saison, au coeur des montagnes de la Styrie frappée par la canicule, est venue du Néerlandais Max Verstappen, deuxième de la course, son meilleur résultat cette année avec sa Red Bull.
Russell, un talentueux et ambitieux pilote de 28 ans qui brigue sa première couronne mondiale, n'avait pas gagné cette année depuis le premier Grand Prix, en mars en Australie.
L'avait supplanté son coéquipier Antonelli, 19 ans, qui a remporté cinq Grands Prix de suite (Chine, Japon, Canada, Miami, Monaco), mais qui avait abandonné sur panne à Barcelone il y a deux semaines et finit troisième en Autriche.
"C'est incroyable d'être de retour sur la plus haute marche", s'est exclamé Russell après la course dont il avait signé samedi la pole position, au nez de la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et de celle du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton.
En conférence de presse, Russell, qui avait gagné en Autriche l'an dernier, a reconnu que les "derniers mois avaient été durs avec quelques courses piégeuses" en allusion à son abandon sur panne au Canada et une 12e place à Monaco.
- "Des hauts et des bas" -
"J'ai énormément confiance en moi. Mais j'ai moins confiance dans le fait de pouvoir aligner toutes les étoiles avec la voiture et les pneus parce que j'ai connu des hauts et des bas", a-t-il confié.
Son patron, l'Autrichien Toto Wolff, qui a mené l'écurie Mercedes F1 au sommet et doit gérer la rivalité Russell-Antonelli, a félicité devant quelques journalistes le Britannique pour avoir été "rapide" tout le week-end et avoir "gardé son sang-froid".
Russell repasse deuxième au classement provisoire du Championnat du monde, mais encore 40 points derrière Antonelli.
Le natif de Bologne, qui aura 20 ans fin août et a encore un visage d'adolescent, s'en est voulu à plusieurs reprises devant la presse de n'avoir été que troisième dimanche.
"J'étais un peu trop enthousiaste dans les premiers tours et n'ai pas bien conduit, j'ai fait trop de fautes", a-t-il reconnu aux côtés de son aîné Russell qui a loué ses "performances spectaculaires".
Entre les deux, Verstappen, 28 ans et quadruple champion du monde (2021-2024), a aussi retrouvé le sourire.
"C'est la première fois (de la saison) que je me bats pour la victoire", a lâché l'homme réputé pour son franc-parler et qui connaît une année 2026 difficile.
- Verstappen "à domicile" -
Le Néerlandais courait en quelque sorte "à domicile", en Autriche, siège du géant des boissons énergisantes Red Bull, devant des dizaines de milliers d'Autrichiens et de Néerlandais habillés aux couleurs nationales, massés dans les tribunes et à flanc de colline du spectaculaire Red Bull Ring de Spielberg, un circuit court et tout en dénivelé.
"Cela a été une très bonne course pour nous, les tout premiers tours ont été assez marrants", a dit Verstappen tout en critiquant une nouvelle fois le comportement de sa voiture dans la seconde partie du Grand Prix.
Donné régulièrement partant de chez Red Bull, voire de la F1, Max Verstappen met la pression sur son écurie dirigée par le Français Laurent Mekies pour améliorer une monoplace qu'il déteste en raison de la gestion de la batterie électrique du bloc moteur hybride.
Red Bull, associée à Ford pour ce propulseur, a apporté en Autriche un nombre important d'évolutions essentiellement aérodynamiques et Mekies a réaffirmé ce week-end que son bouillant pilote voulait "rester" dans l'équipe.
La mauvaise surprise est venue des Ferrari qu'on attendait en rivales directes des Mercedes.
Hamilton n'est que cinquième et Leclerc huitième, peut-être en raison d'une mauvaise stratégie de changements de pneus. Les voitures rouges italiennes se sont arrêtées à trois reprises, alors que leurs concurrentes ne l'ont fait que deux fois.
Du côté des Français, Isack Hadjar (Red Bull) finit sixième, Pierre Gasly (Alpine) 13e hors des points et Esteban Ocon (Haas) 16e.
A.Ferrara--INP