La Bourse de Paris en léger recul avant de passer aux choses sérieuses
La Bourse de Paris a terminé lundi en léger recul avant les plats de résistance de la semaine, à savoir la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et l'annonce des résultats trimestriels de la tech, sans oublier les tensions autour du détroit d'Ormuz.
L'indice-phare du CAC 40 a reculé de 0,19%, soit une perte de 15,90 points à 8.141,92 points. Le "CAC" avait pourtant commencé la journée en légère hausse avant que le scepticisme ne reprenne le dessus.
Outre l'attente des grands rendez-vous de la semaine, les marchés doivent intégrer "l'apparente paralysie des négociations et des actions militaires au Proche-Orient", selon l'analyste Andreas Lipkow de CMC Markets.
Rien de nouveau en effet sur le front du Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d'Ormuz, qui maintient une tension sur l'offre mondiale et donc les prix du pétrole.
L'Iran est "stable, robuste", a déclaré son chef de la diplomatie Abbas Araghchi en visite en Russie, où il a fait porter aux Etats-Unis la responsabilité de l'échec des négociations.
Le président américain Donald Trump doit tenir dans la journée de lundi une réunion de crise sur l'Iran, selon des médias américains.
Dans ces conditions, le pétrole Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, augmentait de près de 3% (+2,91%) à 108,40 dollars le baril peu avant 19H00.
Son équivalent américain du WTI augmentait de 1,90% à 96,19 dollars.
"Avant le conflit, environ 15 millions de barils par jour transitaient par le détroit d'Ormuz, ce qui indique qu'environ 6 millions de barils par jour font défaut, sans tenir compte des autres produits pétroliers", avancent Ben Jones et Ashley Oerth pour la société de gestion d'actifs Invesco.
Dans ce contexte de risques d'inflation, les marchés écouteront avec attention les commentaires de la présidente de la Banque centrale (BCE) Christine Lagarde jeudi.
"La Banque centrale européenne (BCE) devrait opter pour le statu quo, en maintenant ses taux directeurs à 2%", commente Kevin Thouzet pour Carmignac.
"Nous anticipons toujours deux hausses de taux à partir de juin. Seule une baisse significative des prix du pétrole, sous les 80 dollars le baril, serait de nature à justifier une pause prolongée", ajoute-t-il.
Sur le marché obligataire (taux d'intérêt demandés par les emprunteurs qui financent la dette des Etats), le rendement de la dette française sur dix ans passait à 3,68% contre 3,63% vendredi.
En cas de risque d'inflation, les créanciers demandent des taux d'intérêt plus élevés.
Oser Ose Immuno
Hors CAC 40, l'action d'Ose Immuno (industrie pharmaceutique) a bondi de 20,97% à 3,66 euros le titre, en raison d'une autorisation de désignation de médicament pour la prévention du rejet de greffe cardiaque aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA).
A.Riccobono--INP