Mondial-2026: l'Angleterre de Kane face au danger permanent Haaland
L'Angleterre de Harry Kane, au mental de fer et à la défense parfois fragile, se heurte samedi en quart de finale à la machine à marquer de la Norvège, Erling Haaland, toujours prêt à bondir sur la moindre occasion.
Les Three Lions, avec leurs stars à tous les étages, partent favoris pour atteindre le dernier carré du Mondial-2026, surtout après avoir surmonté l'altitude et gagné la bataille de l'Azteca, au terme d'un match épique contre le Mexique (3-2).
Les hommes de Thomas Tuchel ont résisté aux assauts mexicains en seconde période, en infériorité numérique, et écrit un succès qui restera probablement comme un des plus grands de l'Angleterre en Coupe du monde.
Après avoir perdu les deux dernières finales de l'Euro et atteint une demi-finale et un quart de finale lors des deux dernières éditions du Mondial, cette génération n'a jamais été si proche d'un sacre qui mettrait fin à la disette en Coupe du monde depuis 1966.
"Tant que nous n'aurons pas remporté ce trophée, les discussions autour de l'équipe ne cesseront pas. Nous sommes là où nous voulions être il y a six semaines", a affirmé vendredi Kane, ajoutant que l'équipe aurait "besoin que chacun soit au plus haut niveau pour réaliser nos rêves".
Ce parcours en Amérique du nord a été possible grâce à lui et Jude Bellingham, aussi essentiels aux progrès de l'Angleterre que Haaland l'est pour la Norvège.
Le milieu du Real Madrid et l'attaquant du Bayern Munich ont inscrit à eux deux 10 des 11 buts de leur équipe jusqu'ici.
- Quansah suspendu -
Mais les problèmes pour les Anglais se situent à l'autre bout du terrain et sont aggravés par la suspension de Jarell Quansah, exclu à Mexico.
Latéral gauche, Quansah avait dépanné à droite en l'absence de Reece James, le titulaire attendu qui a encore été trahi par son corps fragile après les deux premiers matches du Mondial. Absent mercredi de la séance collective, le joueur de Chelsea est incertain, tout comme Declan Rice et Marc Guehi, même si les trois joueurs ont participé au quart d'heure d'entrainement ouvert aux médias vendredi.
Thomas Tuchel pourrait être contraint de réaménager sa défense, comme il l'a déjà fait plusieurs fois pendant le tournoi en raison de manque criant de spécialistes dans ce secteur.
Haaland, monstre froid qui sait se faire discret puis à être efficace quand il faut, sera évidemment la principale menace pour les Anglais pour ce match qui se jouera sous une chaleur forte et humide à Miami.
Leur lacunes défensives seront mises à rude épreuve par le grand blond, qui a terrassé le Brésil en 8e de finale et compte déjà sept buts en quatre matches de Coupe du monde.
- Match "vraiment spécial" pour Haaland -
"Bien sûr, si on arrive à le tenir tranquille, ce sera un facteur énorme", a concédé le latéral gauche Nico O'Reilly, jeudi, à propos de son coéquipier à Manchester City, qui "est dangereux dans la surface, c'est une vraie menace mais (ses coéquipiers) doivent d'abord lui donner le ballon".
Le "cyborg", né en Angleterre, a assuré que son équipe n'avait aucune pression. "Il y a des favoris évidents, l'Angleterre en fait partie", a-t-il dit, ajoutant que ce match seait "vraiment spécial" pour lui.
"L'Angleterre a plus de pression que nous, mais nous avons aussi une pression sur notre performance", a ajouté Stale Solbakken, qui compte sur un effectif au complet.
Pour sa première Coupe du monde depuis 28 ans, ce pays d'un peu plus de cinq millions d'habitants a largement dépassé les attentes: il a atteint ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire. Vendredi après-midi, les supporters norvégiens ont envahi Miami Beach pour reprendre leur célébration devenue virale: mimer au rythme d'un tambour les rameurs des drakkars vikings.
"Jouer et gagner contre le Brésil, c'était dingue pour nous, les Norvégiens, puis aller jouer l'Angleterre en quart de finale, c'est incroyable. Si vous regardez les scènes en Norvège, ce n'est pas la Norvège habituelle", a insisté Haaland. En face, l'Angleterre dispute son troisième quart de finale consécutif et pourra faire parler sa force de l'habitude.
F.S.Ferrari--INP